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Le Berger-Belge Malinois : qu'elle est cette race ?


Historique

Ses origines sont Belges
Avant 1885, nous ne possédons guère de précisions sur l'origine exacte de la race.
Pour certains, les Bergers Belges descendraient des chiens de troupeaux d'Europe centrale, pour d'autres, il s'agirait d'un croisement de races locales (Mâtins utilisés pour la chasse au sanglier avec le Deerhound ramené d'Angleterre au XIIIè siècle par des moines flamands) dénommé Berger Persan.

Au XIXè siècle, l'élevage de ces chiens était assez empirique et les conditions assez dures.
Ils étaient donc modelés par la « sélection naturelle ».
Région s'étendant sur le nord du Brabant jusqu'à la frontière Hollandaise, la campagne est rude, couverte de landes et de pâturages à moutons.
C'est là, que les bergers sont assistés par des chiens pour conduire et défendre les moutons.
Ce sont les ancêtres du Berger Belge.
Des concours agricoles mettant en valeur les qualités de ces chiens ont contribué à la classification du patrimoine canin par quelques pionniers.
Ce sont des cultivateurs, des bergers, Messieurs Van der Snickt, Huyghebaert, Verbanck et Reul qui seront les premiers cynologues belges.
Le Professeur vétérinaire Belge, Adolf Reul, a créé le 29/09/1891, le Club du Chien de Berger Belge, afin de les définir car dans la dénomination chiens de Bergers Belges il existait plusieurs types bien différents.
Le 15/10/1891, à l'école vétérinaire de Cureghem est née la première réunion destinée à examiner des sujets recensés par les vétérinaires dans la province du Brabant et aux alentours de Bruxelles.
De cette réunion en est découlé les premières bases du standard et la subdivision en 3 catégories des différentes variétés de Bergers Belges.

Les années suivantes, des expositions ont eues lieu sous la tutelle du Docteur Reul et Van der Snyckt et en 1892 la Société Royale Saint-Hubert accepte de patronner l'exposition qu'organise Pr Reul à Cureghem.
En 1894, un chien à poil court fauve se fait remarquer : Tomy ; il sera le père d'un des étalons fondateurs de la variété malinoise.
Il doit d'ailleurs son nom au fait que de nombreux sujets s'observent dans la région de Malines.
En 1897, Louis Huyghebaert commença à parler d'épreuves de travail destinées à déterminer la valeur des chiens afin de promouvoir le potentiel des qualités d'utilisation de ce chien : le Berger Belge et fonde la Société d'Amélioration du Malinois.
En juillet 1898, le Berger Belge Club fut rebaptisé Royal Berger belge Club

Dès 1898 et 1899, une couleur commence a être attribuée à chaque type de poil.


Les sujets bringés seront écartés, mails ils feront souche aux Pays-Bas et deviendront les Bergers Hollandais.
Mais les origines du poil court et du poil dur sont liées puisque issu d’un mariage d’une femelle poil court bringée et d’un poil dur.

Au cours des années faisant suite, les conflits au sujet des couleurs entraîneront de nombreux changements.

En 1899, le standard définitif est rédigé et la couleur du poil court doit être fauve charbonné avec en tête un masque noir.
Charles Hugues stipule dans le standard publié le 24 septembre 1899 que la taille doit être en moyenne de 55 cm au garrot.
Mais le professsuer Reul considérait Tjop (malinois né en 1899) comme proche de la perfection et il mesurait environ 58/59 cm au garrot.
Dewet qui fut lui aussi un pilier de la race mesurait pas loin de 60 cm au garrot

Ce standard relate que le poitrail doit être plus étroit que large et la poitrine peu large mais profonde et descendue, la tête doit être longue avec un museau pointu, le crane ne doit pas être trop large et le front aplati plutôt qu'arrondi.

La police de Grand utilise des Malinois pour ses patrouilles nocturnes.

En 1901, la Société Royale Saint-Hubert enregistre la race au Livre des Origines.
En 1903, c'est à Lille que naît la première portée en France, chez Mr Danna, ami de Louis Huyghebaert.
Le premier concours de travail eut lieu lors d'une exposition canine en Belgique.
Il y avait des exercices de rapport d'objet, de garde d'objet, de sauts en hauteur, du travail dans l'eau, du mordant avec une « garde au ferme ».
Kesako ?
La garde au ferme est toujours dans le programme du Ring Français niveau I - II - III (discipline sportive comprenant de l'assouplissement avec des sauts, de l'obéissance et du mordant)

Définition de la garde au ferme :
L'homme d'attaque est au bout d'une ligne de 40 mètres avec un pistolet.
Une fois le chien lancé à l'attaque, il tire un coup de feu lorsque le chien se trouve à une distance d'environ 12 mètres, puis un second, quand il se trouve à environ 7 mètres et un troisième, lorsque le chien sera en prise sur l'homme d’attaque.
Au bout de 15 secondes de mordant (sans décrocher la prise), le juge donnera un coup de trompette, indiquant au conducteur du chien qu'il doit donner un commandement : le nom du chien suivi de HALTE, assis ou couché, GARDE
Juste après la cessation, le chien doit donc être très vigilent face à l'homme d'attaque, sans lui donner aucun coup de dents
L'homme d'attaque devra fuir quand le juge lui fera signe et le chien devra de suite être en prise.
Le conducteur donnera de nouveau après quelques secondes, les ordres cités ci-dessus.
L'homme d'attaque fuira 2 fois suivant la description faite et ensuite le conducteur après un signe du juge devra venir vers l'homme d'attaque afin de le désarmer celui-ci et repartira avec son chien au pied.
Evidemment, il y a une multitudes de pénalisations pouvant réduire le maximum de points concernant cette attaque (maxi : 30 points)

En 1906, l'idée d'équiper l'homme d'attaque d'un costume protecteur entraîne l'abandon de la muselière aux exercices de mordant.

En 1909, le terme « Malinois » apparaît pour la première fois dans un catalogue d'exposition.
Louis Huyghebaert déplore qu'un grand nombre de personnes aiment les Malinois ayant une taille approchant presque le 70 cm ainsi qu'une morphologie plus massive.
Il exprime donc : "Nous ne pouvons admettre comme conforme au standard un chien qui parait carré (aussi haut que long)".

Dès 1910, le Malinois est à peu près fixé.

En 1914, Georges Danna crée le premier club français de Berger Belge.
Mais Charles Huge s'insurge contre les pratiques de certaines personnes en Belgique qui croisent le malinois avec le Berger Allemand.

En 1914, les juges du Kennel Club Belge, réunis en congrés adoptent un nouveau standard.
Taille pour les mâles : 55 à 65 cm et pour les femelles : 52 à 62 cm.

En 1923 le standard est publié

Mais en 1925, le fameux Champion Snap et traceur de nombreuses lignées actuelles mesurait : 62 cm

En 1938, il est décidé que les mâles devraient avoir un minimum de 58 cm et les femlles de 56 cm.

En 1945, le Royal Club Canin du Hainaut (Binche), publie un petit livret sur le standard et les mensurations du Malinois. Celles-ci sont accompagnées d'un croquis sur lequel la hauteur du sol au garrot est égale çà la longueur du chien.

En 1948, F.E. Verbanck publie une deuxième version du projet de standard en y ajoutant d'autres mensurations.

En 1956 est fondé l'actuel CFCBB (Club Français de Chiens Bergers Belges), issu de la fusion des deux clubs.
Le standard publié stipule :


Ce standard est toujours d'actualité de nos jours.

En 1963 se créé une autre fédération en Belgique le NBVK qui entraine dans ses rangs des Clubs d'utilisation et des dresseurs des provinces flamandes.

Le Malinois a donc été forgé par une sélection utilitaire.

Actuellement, il y a : 4 variétés

Le malinois et le Laekenois ont été les « parents pauvres » de la race Berger Belge.
Aujourd'hui, le Malinois arrive en tête des 4 variétés.
Il est vrai, qu'il est le roi sur les terrains de sport canin.
Sa sélection est basée à 85% sur le travail, un juste retour aux sources.

Aujourd'hui, il se détache 2 types de Malinois.
· celui d'exposition (beauté)
· celui de Travail (utilité)

C'est une affaire de goût.
Le chien de travail est plus charpenté et musclé, possédant une grande capacité au travail.


Physiquement et psychologiquement parlant, il est l'expression la plus aboutie du concept de chien d'utilité.
Le chien sélectionné pour le travail est donc un chien équilibré, car la stabilité psychologique est un point capital.



En Belgique, il existe des sélections nettement séparées entre la beauté pure et le Travail (pas en France)
Pour la sélection Beauté, une épreuve de travail combinant obéissance, mordant et équilibre est demandée.


Malheureusement, ceci n'existe pas en France, seul les chiens de sélection travail, travaillent et sont donc sélectionnés sur leurs capacités



Toutefois, les lignées travail ne devraient pas s'éloigner de trop du « standard » sous peine de non - confirmation (trop grand, trop d'ossature ..) et les lignées beauté devraient être très vigilantes, car le caractère n'est plus le même et il arrive souvent que beaucoup de chiens soient peureux et perdre le goût du mordant, alors que le Berger Belge a été créé suivant les critères du travail.


Pour terminer, il n'est pas impossible à un Malinois de sélection travail de s'imposer dans le monde des expositions, par contre l'inverse ............


Classification
Le Malinois appartient au groupe 1 : chien de Berger et de Bouvier (sauf Bouvier Suisse)
Attention ne pas confondre avec la catégorie 2 et 1 (des chiens dits « dangereux »)

Son aspect général
Le Berger belge est un chien médioligne, bien proportionné avec un mélange judicieux d'élégance et de puissance.

Tête
Le front doit être plutôt aplati.
Les oreilles plutôt petites, rigides, d'apparence triangulaire et portées droites.
Les paupières bordées de noir.
Les yeux légèrement en forme d'amande, de couleur brun de préférence foncé.
La longueur du museau est égale ou supérieure à la moitié de la longueur de la tête et s'amincissant graduellement vers le nez.
Pour le masque, il est défini un minimum de 6 points :

Corps
L'ossature doit être solide mais pas lourde.
Le corps est puissant sans lourdeur et la démarche doit être rapide, élastique et vive.
Le cou est bien dégagé, légèrement allongé et redressé, musclé, s'élargissant graduellement vers les épaules.
La longueur du corps depuis la pointe de l'épaule jusqu'à la pointe des fesses est approximativement égale à la hauteur au garrot.
La ligne du dos et du rein est droite
En mouvement, la ligne du dos doit être tendue
Le dos ferme, musclé et court avec un rein solide et suffisamment large
Le garrot doit être bien sorti (accentué).
La poitrine est descendue jusqu'au niveau des coudes, peu large mais bien descendue
Le ventre ne doit pas être levretté mais légèrement relevé.
La queue doit être bien attachée, forte à la base

Sa hauteur doit être :

Quelques défauts :


Axia


Son caractère
C'est un chien vigilant et actif ayant une forte aptitude pour le dressage
Il possède les précieuses qualités du meilleur chien de garde pour la propriété, de défense et de services (si lignées travail).
Il est très agile et bon sauteur, il est donc excellent aussi en agility
Il est hyper affectueux, très proche de l'homme et très protecteur
Ne pas confondre nervosité et être toujours en éveil
Adore l'eau et se baigner



Ses points forts
Le berger Belge à l'aptitude inné de gardien de troupeaux et est un excellent chien de garde
La gendarmerie, la police, l’armée, la douane, les pompiers utilisent ce chien pour de nombreuses tâches comme :


Dans le civil, il est bien sur avant tout un excellent chien de compagnie, de garde et un chien de sport par excellence, mondioring, pistage, agility, campagne, ring, cani cross, ..etc

C'est le chien le plus complet. Aucune race ne l'égale en utilité

Le malinois bénéficie d'une santé particulièrement robuste, peu de problèmes héréditaires, très peu atteint par la dysplasie de la hanche.
Le malinois est un chien d'exception qui mérite l'attention.

Toutefois, il faut l'acquérir dans un élevage sérieux.


STANDARD
Mensuration.
62 cm pour les mâles
58 cm pour les femelles
tolérance : en moins 2 cm, en plus 4 cm.

Tête : bien ciselée, longue sans exagération, le crâne et le museau sensiblement égale.

Truffe : noir narines bien ouvertes.

Museau : longueur moyenne, s'amincissant graduellement vers le nez.

Yeux : grandeur moyenne, en forme d'amende, de couleur brunâtre.

Oreilles : triangulaire, raides et droites.

Robe : - couleurs : le fauve, le noir, les bringés et toute la gamme allant du fauve et du gris au noir. Un peu de blanc au poitrail et aux doigts est toléré.

Poils : est toujours abondant, serré, de bonne texture, formant avec le sous-poil laineux une excellente enveloppe protectrice.

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